Les Girondins ont parfaitement réussi la mission qui était la leur ce soir à savoir vaincre Monaco pour renouer avec la victoire au Stade Chaban-Delmas. Les trois brésiliens des Girondins se sont particulièrement mis en valeur en prenant part aux deux buts bordelais inscrits par Chamakh et Wendel sur des services de Fernando et de Jussiê. Les Monégasques ont réduit la marque en toute fin de match par Néné pour faire souffler quelques frayeurs sur Chaban-Delmas. Les marine et blanc ont su être patients pour tromper la vigilance d'une formation très défensive. Ils comptent 14 points en 7 journées de championnat et occupe provisoirement la tête du classement.
Pour attaquer la 7ème journée de Ligue 1 sous un soleil de plomb, La ligue a programmé le match au sommet entre les Girondins de Bordeaux, quatrièmes, et l'AS Monaco, deuxièmes. Ricardo retrouve le Stade Chaban-Delmas où il a passé deux belles saisons à la tête de l'équipe bordelaise. Aujourd'hui, c'est face aux Girondins de Laurent Blanc que les joueurs de la Principauté se présente pour ravir la première place du classement. Les Girondins, eux, visent la victoire pour dépasser leur adversaire du soir. Avec cet objectif en vue, Laurent Blanc aligne la même équipes que lors du déplacement à Metz à deux changements près : Micoud et Obertan laissent leur place à Jussiê et Alonso. La composition de l'équipe bordelaise est donc la suivante : Ramé – Chalmé, Planus, Diawara, Wendel – Alonso, Fernando, Diarra, Jussiê – Chamakh, Bellion. Du côté de Monaco, il a fallu faire sans Meriem, blessé. Ricardo aligne Ruffier – Cufre, Modesto, Bolivar, Berthod – Leko, Bernardi, Perez, Menez – Koller, Piquionne.
A 17h10, M. Fautrel donne le coup d'envoi du match sous un soleil estival et devant un stade pas rempli. On imagine sans mal que les plages de la région sont pleines d'anciens vacanciers déçus du temps et qui veulent profiter de l'été indien. Les conditions de jeu sont idéales. Les deux équipes montrent dès les premières minutes qu'elles ont l'intention de jouer. Les visiteurs ont toutefois une réserve. Ricardo, en connaisseur des Girondins, se méfie. Laurent Blanc ne déroge pas à sa règle du jeu offensif. Bordeaux joue en 4-4-2 avec 5 joueurs à vocation offensive car Fernando est plus que jamais dans une position de milieu relayeur. Face à eux, Monaco joue avec deux lignes très repliées alors que Koller seul en pointe doit servir de point d'ancrage à Piquionne et Menez. En début de match, les marine et blanc testent les rouge et blanc et se méfier de la capacité de contre de cette équipe. Chamakh gagne le ballon dans les pieds monégasques et sert Alonso qui peu à l'aise avec son pied gauche ne prend pas sa chance dans la surface (2'). Quelques minutes plus tard, dans une position similaire, le jeune argentin aura moins de scrupules. A la sortie d'un grand pont, sa frappe du gauche est déviée en corner (6'). Les tentatives sont bordelaises en ce début de match comme le montre cette frappe du gauche de Wendel sur coup franc (11').
Après une petite douzaine de minutes, la rencontre s'équilibre. Les débats s'établissent dans l'entrejeu. Le milieu densifié de Monaco forme un rempart que les Girondins tentent de transpercer ou de contourner. Bordeaux se procure quelques situations sur des coups de pied arrêtés mais la réussite ne sourit pas toujours. Une tête de Chamakh est repoussée sur la ligne de but par une tête monégasque. Les duels sont rugueux mais corrects. Il n'est pas rare que les joueurs de la Principauté jouent le "vice". Attention aux Girondins de ne pas tomber dans les panneaux des Bernardi et autre Diego Perez qui sont des experts en la matière. Ce dernier est d'ailleurs le chien de garde de Fernando. Ricardo connaît parfaitement son ancien joueur et les consignes sont claire, ne pas lui laisser le temps de respirer. Ses coéquipiers ont compris les volontés du technicien adverse. Comme Wendel l'avait confié à girondins.com, les brésiliens des Girondins veulent faire un grand match ce soir alors ils se battent avec force et volonté. Les occasions manquent mais le match ne manque pas de piquant. Les duels sont tous très disputés. Diarra est un exemple dans son domaine. Chamakh donne toujours autant de fil à retordre à ses adversaires directs. La dureté des contacts, font des dégâts. A la 43ème minute de jeu, Matthieu Chalmé laisse sa place à Franck Jurietti. L'ex-lillois semblent boiter. L'ancien monégasque rentre en jeu pour la deuxième fois en deux journées. La qualité du jeu s'en ressent. Il y a de tels embouteillages au milieu de terrain que les défenseurs des deux équipes prennent souvent l'initiative de le "sauter". Les Girondins ne peuvent jouer comme ils en ont pris l'habitude depuis le début de la saison. Peu avant la mi-temps, Menez offre la première occasion à Monaco d'une belle frappe en demi-volée qui passe au-dessus.
Au retour des vestiaires, Gakpe a remplacé Piquionne. Dès l'entame de la deuxième période les Girondins semblent jouer plus bas peut-être pour se libérer des espaces en contre-attaque peut-être en raison du positionnement plus haut des hommes de Ricardo dont les Girondins savent très bien que c'est un fin stratège. En fait, il faudra quelques minutes aux Bordelais pour reprendre leur légère domination en jouant plus vite vers le but de Ruffier. Il y a clairement huit monégasques qui sont placés pour défendre avant toute autre chose. Les attaques placées sont rendues inefficaces par la densité de jambes au mètre carré. Du coup, le contre ou la frappe lointaine sont les meilleures armes au service des offensives bordelaises. Au fil de minutes, les spectateurs de Chaban-Delmas ont clairement l'impression que Ricardo fait jouer son équipe pour le gain du point du match nul. Il faut un éclair de génie de Jussiê qui déborde tout le monde sur l'aile gauche pour servir fort en retrait Fernando dont la frappe de l'intérieur du pied droit est reprise victorieusement par Chamakh (1-0, à la 61ème minute). Le Stade Chaban-Delmas exulte tant le scénario semblait écrit. Diego Perez est remplacé par Pino alors que les joueurs bordelais fêtent le buteur et le passeur. La première conséquence de la réussite de Marouane Chamakh est que le match prend tout d'un coup une tournure beaucoup plus vivante. Laurent Blanc effectue son deuxième changement qui transforme une nouvelle fois la défense avec Jemmali qui remplace Bellion. Le défenseur prend place sur le côté droit, Jurietti glisse à gauche et Wendel passe un cran au-dessus. Ricardo répond du tac au tac en sortant Jérémy Menez par sa recrue Néné.
Coup de froid sur Chaban avec le coup de tête de Koller qui pique la balle que Néné lui a servi sur un plateau (73'). Puis coup de chaud sur un contre initié par une relance impeccable de Planus pour le TGV Alonso. L'argentin, sur le côté droit, a deux solutions entre Jussiê et Chamakh mais il ne parvient pas à se décider. Le ballon file entre les deux. Les esprits s'échauffent. M. Fautrel fait preuve de clémence et de pédagogie avec les 22 acteurs. Franck Jurietti écope de son premier carton jaune de la saison pour un tacle viril (75'). Le coup franc ne donne rien mais le contre est assassin. Jemmali lobe deux joueurs monégasques. Le ballon est dans la course d'Alonso qui attire les deux derniers défenseurs sur lui et sert dans l'axe, Jussiê. Le Brésilien, à toutes jambes, file au but et drible Ruffier. Le long de la ligne, il temporise car l'angle est trop fermé. Il sert Wendel en soutien qui contrôle et trompe le portier de la Principauté (2-0, à la 76ème). Une nouvelle fois, les spectateurs sont aux anges. Il y a de quoi car l'action était magnifique. Après un but, il n'est pas rare que l'équipe qui vient de marquer perde ses repères. Les Girondins en font l'expérience. Ils semblent être un brin désorganisés, si bien que Laurent Blanc s'approche du rectangle pour replacer ses joueurs qui concèdent des situations de but aux visiteurs sur des têtes de Koller (80' et 82').
Les Monégasques ne sortent plus de la moitié de terrain bordelaise, des espaces se créent donc pour les hommes au scapulaire après la ligne médiane. Toutefois, ils jouent sur leur maîtrise collective pour priver les rouges et blancs de munition. Maîtrise saluée par le public de Chaban qui chambre allègrement lors de la passe à dix des bordelais. Les monégasques semblent résigner à cinq minutes de la fin. Méfiance... Le public, lui, veut faire la fête. Quoi de mieux qu'une ola qui est douchée par le but de Néné sur un coup-franc direct du gauche (90'). Les quatre dernières minutes de jeu s'annoncent palpitantes. Il y a comme une inquiétude qui descend des tribunes. La défense girondine se débat mais l'équipe a du mal à conserver le ballon donc à éloigner le danger de ses buts. Le public se ressaisit, il encourage car il a compris que toutes les forces girondines étaient nécessaires pour conserver l'avantage. Le soulagement est grand au coup de sifflet de M. Fautrel. Les Girondins savourent leur deuxième victoire de la saison à domicile.
Le prochain rendez-vous des Girondins est le 15 septembre pour un déplacement important et excitant à Lille.